Virginia Woolf est une fille de vignes

Vin et Proust, même combat pour Virginia Woolf

My great adventure is really Proust. Well – what remains to be written after that? I’m only in the first volume, and there are, I suppose, faults to be found, but I am in a state of amazement; as if a miracle were being done before my eyes. How, at last, has someone solidified what has always escaped – and made it too into this beautiful and perfectly enduring substance? One has to put the book down and gasp. The pleasure becomes physical – like sun and wine and grapes and perfect serenity and intense

vitality combined.

(Letters II, 3 oct. 1922, 566,) 

Ma grande aventure, c’est vraiment Proust. Eh bien – que reste-t-il à écrire après cela ? Je n’en suis qu’au premier tome, et il y a, je suppose, des défauts à trouver, mais je suis dans un état d’étonnement ; comme si un miracle se faisait sous mes yeux. Comment, enfin, quelqu’un a-t-il solidifié ce qui a toujours échappé – et en a fait aussi une substance aussi magnifique et parfaitement durable ? Il faut poser le livre et souffler. Le plaisir devient physique – comme le soleil, le vin et le raisin, et la sérénité parfaite et cette intense

vitalité combinée.

(Lettres II, 3 oct. 1922, 566,)

(La traduction de votre humble servante)

Merci à Marie-Dominique Garnier, professeure au département de Gender Studies à Paris VIII, de m’avoir envoyé cet extrait.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *